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Le Gouvernement de la République du Congo a annoncé le 28 janvier 2010, à la suite d’un Conseil des Ministres extraordinaire, l’accession du pays au point d'achèvement de l'initiative PPTE. L'atteinte par le Congo de ce programme fait suite au conseil d’Administration des institutions Bretton Woods (FMI et Banque Mondiale) et lui permet de bénéficier de l'annulation d'environ 90% de sa dette, soit 3 milliards de dollars dont 2 milliards assurés et un milliard conditionné.
En 2004, au moment où les évaluations ont été faite et avant que le pays ne s'engage sur la voix du PPTE, la dette congolaise était de 4188 milliards de Fcfa, soit plus de 6,3 milliards d'euros.
L'atteinte de ce point d'achèvement a été saluée aussitôt par les représentations de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire internationale (FMI) au cours d'une conférence de presse conjointe. Considérant ce progrès comme une étape importante pour le démarrage de la relance économique, les institutions financières rappellent que cela n'est pas une fin en soi parce que le pays doit continuer à oeuvrer de façon inlassable à son développement, d'où l'intérêt de regarder vers l'avenir.
Les institutions de Bretton Woods qui entend poursuivre leur partenariat avec le Congo souhaitent que le pays mettre à profit cet acquit afin d'engager véritablement sa modernisation et son industrialisation pour son devenir, sa modernisation et son repositionnement un pays de transit au niveau de la sous région.
Les autorités qui savent que l'atteinte du point d'achèvement n'est pas une fin en soi entendent se fixer des objectifs pour que le développement et la modernisation envisagés ne soient pas un vain mot. Ces objectifs passent avant tout par le renforcement de la discipline budgétaire par un meilleur contrôle des finances publiques.
Robert York, qui a conduit la mission du FMI en République du Congo, a noté que «les conditions établies pour atteindre le point d'achèvement étaient très exigeantes pour le Congo et que l'objectif était d'accompagner les autorités dans les efforts déployés pour hiérarchiser les dépenses de l'État, consolider la gestion des finances publiques, combattre la corruption et étayer la gouvernance et la transparence dans la gestion des ressources pétrolières. Cela démontre à l'évidence que les autorités sont déterminées à asseoir solidement leur action en faveur de la croissance et de la lutte contre la pauvreté, ce qui est très encourageant». |