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Il s’est tenu du 29 au 30 octobre 2009 à Douala (Cameroun), sous le patronage duministre camerounais des finances, Président en exercice du Conseil des ministres de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale, un atelier régional sous le thème « le développement du marché financier de l’Afrique Centrale »
Pendant deux jours, les séminaristes venus du Congo, de Gabon, de la Centrafrique, de la Guinée Equatorial, de France, d l’Afrique de l’Ouest ainsi que du Maroc ont débattu sur plusieurs communications parmi lesquelles : l’étude comparative des marchés financiers francophones ; la consolidation des places financières ; comment développer le marché financier ; le rôle des Institutions Financières Internationales et partenaires au développement dans le processus d’intégration financière régionale en Afrique ; la définition d’une feuille de route sur le développement du marché financier de l’Afrique Centrale, permettant ainsi de jeter les bases d’un développement durable du marché financier de l’Afrique Centrale. Plus spécifiquement, cet atelier a permis d’identifier les principaux obstacles au développement des marchés financiers en Afrique Centrale que sont :
- la méconnaissance des techniques boursières par les agents économiques ;
- la méconnaissance des opportunités qu’offre le marché financier en termes de placement et de financement ;
- l’insuffisance de culture d’entreprise qui limite les perspectives de recherche perpétuelle de nouveaux sentiers de financement permettant de servir de nouvelles ambitions de croissance ;
- la défiance nourrie des épargnants et investisseurs à l’égard du système financier dans son ensemble ;
- la quasi absence de production et de diffusion de l’information financière ;
- l’opacité dans la gestion des entreprises;
- l’indisponibilité de l’information permanente ou occasionnelle et de l’information périodique;
- problème de la fiabilité de l’information diffusée.
- d’amorcer le processus de rapprochement des deux marchés financiers de la CEMAC.
Au sortir de l’atelier plusieurs recommandations ont été prises parmi lesquelles :
(i) la réalisation d’une étude de faisabilité du rapprochement des deux marchés, qui couvrira tous les aspects, notamment techniques, fiscaux, réglementaires, tarifaires, opérationnels ;
(ii) étendre l’agrément et réaliser une multiple cotation en vue d’harmoniser le cadre réglementaire des deux marchés ainsi que les règles de fonctionnement des deux bourses ;
(iii) solliciter et obtenir une forte implication des Etats dans l’animation et le développement du marché, à travers ;
- les privatisations d’entreprises publiques par le canal du marché
- la modernisation de leur mode de financement (par l’optimisation de leur gestion budgétaire, par recours à la Notation et l’émission de titres de dette;
- l’encouragement des grandes entreprises à s’introduire en bourse;
(iv) vulgariser et promouvoir les pratiques de bonne gouvernance auprès des dirigeants des entreprises et des structures du marché ;
(v) faire un plan d’amélioration du rang des Etats de la CEMAC dans le classement du Doing Business ;
Outre les recommandations ci-dessus citées, les séminaristes ont émis le vœu de :
- mettre en place un Comité de développement composé de tous les acteurs du marché ;
- mettre en place une stratégie à double détente, nationale et régionale, pour prospecter les entreprises à fort potentiel de croissance et à besoin de financement en vue de leur introduction en bourse ;
- mettre en place un programme d’éducation financière du public ;
- faciliter l’accès des PME au marché financier par la création d’un compartiment dédié ;
- accroître l’expertise des professionnels du marché;
- améliorer la qualité de l’information financière;
- améliorer l’information sur les crédits et les risques;
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